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12 تشرين ثاني 2019, 14:37
Le Figaro avec AFP
Lonza: départ inattendu du nouveau directeur général

Le groupe suisse de chimie Lonza, un important fournisseur de l'industrie pharmaceutique, a annoncé mardi le départ inattendu de son directeur général, Marc Funk, pour des «raisons personnelles», après moins de neuf mois aux commandes. Mark Funk restera cependant jusqu'en janvier 2020 pour assurer la transition, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le président du conseil d'administration Albert Baehny assurera l'intérim à la direction en attendant de trouver un successeur.

Marc Funk avait repris les commandes de Lonza le 1er mars, succédant à Richard Ridinger qui dirigeait le groupe depuis 7 ans. Issu des rangs de l'entreprise, M. Funk occupait auparavant le poste de directeur opérationnel de la pharma et biotech, la division la plus rentable de Lonza. A 11H00 GMT, l'action perdait 5,28% à 326,70 francs suisses alors que le SMI, l'indice des valeurs phares de la Bourse, se repliait de 0,04%. Ce départ pour «des raisons personnelles», sans plus de précisions de la part de Lonza, suscite de nombreuses interrogations chez les analystes.

Ce départ, après seulement quelques mois en exercice, est «complètement inattendu», a réagi Laura López Pineda, analyste chez Baader Helvea, dans un commentaire boursier. Il «nous amène à nous demander s'il y a des problèmes potentiels entre la direction et le conseil d'administration», s'est interrogée l'analyste.

Sous la houlette de Mark Funk, le groupe a accéléré son recentrage sur la pharmacie et la nutrition. On ignore à ce stade les éventuelles répercussions sur la stratégie de l'entreprise, a-t-elle souligné. Le départ de son prédécesseur avait «déjà surpris», a de son côté rappelé Daniel Buchta, analyste chez Vontobel, dans une note. Mark Funk apparaissait comme «un successeur naturel» pour poursuivre le recentrage amorcé par le précédent directeur général, mais cette démission soudaine soulève des questions quant au processus mis en place plus tôt dans l'année pour «identifier un successeur», a-t-il jugé.

Lonza est considérée comme une entreprise de «grande qualité», a ajouté l'analyste qui a maintenu sa recommandation à l'achat. La quête d'un nouveau directeur général «pourrait durer un certain temps», a de son côté estimé Philipp Gamper, analyste à la Banque cantonale de Zurich. Basé à Bâle, le centre de l'industrie chimique et pharmaceutique en Suisse, Lonza fait partie des fournisseurs des grands groupes pharmaceutiques à qui il vend des principes actifs pour les médicaments.

Le précédent directeur général avait renforcé le groupe dans la pharmacie, notamment avec le rachat en 2017 de l'américain Capsugel, un fabricant de gélules et enveloppes de médicaments, et peu à peu réduit le poids des autres activités chimiques. Le 1er mars, le jour du passage de flambeau, Lonza avait finalisé la vente des ses activités de traitement de l'eau.